Par  Dona Bertarelli

Mon « Everest » a été cette aventure extraordinaire qu’est le Trophée Jules Verne.

Je me suis préparée pendant trois ans et je l’ai ensuite vécue, un jour après l’autre, pleinement, fortement, passionnément, les yeux grands ouverts sur le monde, sur moi et ceux que j’aime, dont Yann qui m’a ouvert les portes du grand large. Mon plus grand bonheur a été de partager mon aventure avec les écoliers qui nous suivaient dans le cadre de notre programme « Spindrift for Schools ». Tout au long de ces 47 jours passés à bord de Spindrift 2, j’ai écrit une série d’articles intitulés « Out of the Classroom », inspirés de mes observations, notamment mes rencontres avec la faune marine, les phénomènes climatiques et les lieux incroyables que nous avons pu apercevoir lors de ce tour du monde. Nous n’avons pas battu le record, mais quel plus beau cadeau que de partager les enseignements d’un tour du monde à la voile et de faire vivre au travers de mes récits l’aventure de Phileas Fogg, une aventure des temps moderne.

Spindrift 2 a levé l’ancre le 16 janvier 2019 pour tenter une nouvelle fois de remporter le Trophée Jules Verne. C’est avec une pointe de nostalgie que je partage à nouveau mes articles, pour vous donner un aperçu de cette merveilleuse aventure.


L’ÎLE DE FERNANDO DE NORONHA

Jeudi soir vers 23h (TU), en approche de l’équateur, les quarts sur le pont, François, Antoine, Loïck et Thomas, aperçoivent un phare au loin, imposant, seul au milieu de nulle part, il nous rappelle à la civilisation. C’est celui des rochers de Saint Pierre et Saint Paul constitués d’une douzaine de petites îles et de rochers à quelques 1000 km de la côte brésilienne et de 630 km de l’île Fernando de Noronha, la terre la plus proche.

Les rochers furent découverts en 1511 par 6 caravelles portugaises suite au naufrage de l’une d’elles. C’est une zone soumise à de sévères orages et ce n’est qu’en 1930 qu’un premier phare est construit, remplacé en 1995 par l’actuel, arrêtant ainsi une navigation périlleuse dans cette zone.

Ces deux archipels attirent de nombreux scientifiques, dont le célèbre Charles Darwin qui les visita en 1832 lors de son tour du monde.

Si les vents nous restent favorable, notre route passera peut-être non loin d’un autre archipel, plus au sud, celui de Trinidad et Martin Vàz. Ces deux îles sont d’origine volcanique, montagneuses, elles culminent à 620m de haut.

Qui sait, en passant de jour, on arrivera peut-être à les apercevoir ?